Au style direct:
On rapporte exactement les paroles d’un personnage, telles qu’elles ont été prononcées.
On utilise donc la ponctuation du dialogue ( : « - )
On conserve les temps verbaux utilisés par le personnage dont
on rapporte les propos.
On garde également les personnes, les marques de lieu et de
temps qu’il avait choisies.
Enfin, on conserve toutes les caractéristiques vivantes du
langage oral : apostrophe, interjection, exclamation…

Le professeur m’a dit : « Oh ! C’est un travail bâclé, tu dois être plus sérieux que ça! »

Au style indirect:
on intègre les paroles d’un personnage sans interrompre le
récit, dans une proposition subordonnée.
La ponctuation du discours direct disparaît donc (« - ?!).
Toutes les phrases deviennent déclaratives.
Les temps verbaux deviennent ceux du récit, en respectant les
règles de concordance des temps.
Les marques de personnes grammaticales (adjectifs possessifs
, pronoms personnels, pronoms possessifs) dépendent de celui
qui rapporte les paroles.
Les marques de temps et de lieu sont modifiées. Les
aractéristiques du langage oral disparaissent.

Le professeur m’a dit que c’était un travail bâclé et que je
devais être plus sérieux que cela.
( c'est l'élève même qui rapporte ce que son professeur lui a dit).
Le professeur lui a dit que c'était un travail bâclé et qu'il devait
être plus sérieux que cela.
(c'est un autre élève qui raconte ce que le professeur a dit à l'un
de ses camarades de classe)

Concordance des temps
Si le verbe introducteur est au passé (passé composé, passé
simple, imparfait, plus-que-parfait, passé antérieur) la
concordance des temps doit être appliquée.
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Style direct
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Style indirect
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Présent
Passé composé
Futur simple
Futur antérieur
Impératif
Subjonctif présent
Subjonctif passé
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Imparfait
Plus que parfait
Cond. Présent
Cond. Passé
Infinitif ( ou Subjonctif)
Subjonctif imparfait
Subjonctif plus que parfait
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Les marques de temps et de lieu
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Style direct
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Style indirect
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Ici
Aujourd’hui
Hier
Avant hier
Il y a trois jours
Demain
Après-demain
Dans trois jours
L’année dernière
L’année prochaine
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À cet endroit
Ce jour-là
La veille
L’avant-veille
Trois jours auparavant
Le lendemain
Le surlendemain
Trois jours plus tard
L’année précédente
L’année suivante
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Les subordonnées du style indirect
Lorsqu’on a transformé une phrase déclarative ou exclamative,
on obtient une subordonnée complétive COD du verbe
introducteur.
Exemples :
Il disait : « Je ne me sens pas très bien. »
Il disait qu’il ne se sentait pas très bien.
Complétive – COD du V. "dire"
Il cria : « Je ne veux pas ! »
Il cria qu’il ne voulait pas. Complétive - COD du V. crier
Lorsqu’on a transformé une phrase interrogative, on obtient
une subordonnée interrogative indirecte, COD du verbe
introducteur
(ce verbe exprimant obligatoirement une interrogation ou une
ignorance).

Il me demanda : « As-tu fait tes devoirs ? »
Il me demanda si j’avais fait mes devoirs. interrogative indirecte – COD du verbe demander
L’interrogative indirecte est toujours COD, même si elle pose
une question sur les circonstances (où, quand,…)
L’interrogative indirecte ne comporte plus aucune des marques
de l’interrogation directe (pas d’inversion du sujet, pas de
locution« est-ce que », pas de point d’interrogation).

Le style indirect libre
Au style indirect libre, on insère des paroles dans le récit sans
marque explicite : il n’y a ni verbe introducteur, ni mot
subordonnant, ni ponctuation particulière.
Les paroles sont presque totalement intégrées à la narration.
Les temps verbaux respectent les règles de concordance des
temps ;
Les marques de temps, de lieu, les personnes grammaticales,
sont celles du récit (comme au style indirect).
Mais le discours indirect libre offre des possibilités d’expression
plus riches que le discours indirect : il peut conserver des
apostrophes,des exclamations, des interrogations, des
expressions familières…
Il permet de reproduire les propos prononcés par un
personnage, mais aussi ses pensées par un monologue intérieur
inséré dans le récit.

Elle abandonna la musique. Pourquoi jouer ? Qui l’entendrait ? (…) ce n’était point la peine de s’ennuyer à étudier.
(Flaubert – Madame Bovary)
Plantée devant l’Assommoir, Gervaise songeait. Si elle avait deux sous, elle serait entrée boire la goutte. Peut-être qu’une goutte lui aurait coupé la faim. Ah ! elle en avait bu des gouttes !
(Zola – L’Assommoir)

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