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Les figures de rhétorique
Allégorie : évocation d’une idée abstraite ou d’une valeur sous la forme imagée et concrète d’un personnage.
Ex : La Mort, lorsqu'elle est représentée comme un squelette armé d'une faux.
Allitération : répétition de consonnes identiques dans un texte.
Ex : « Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? »
J. Racine,Andromaque, V, 5.
Anaphore : répétition d’un mot ou d’un groupe de mots, principalement en début de vers ou de phrase.
Ex : « Rome l’unique objet de mon ressentiment !
Rome, à qui vient ton bras d’immoler mon amant !
Rome qui t’a vu naître, et que ton cœur adore !
Rome enfin, que je hais parce qu’elle t’honore ! »
Corneille,Horace, IV, 5.
Antiphrase : emploi d’un mot ou d’une expression dans un sens contraire au sens premier ou généralement admis.
Ex : « c’est du joli », « c’est du propre »
Antithèse : figure de style construite sur l’opposition de sens existant entre deux mots, deux expressions ou deux propositions.
Ex : « Mon coeur a plus d'amour que vous n'avez d'oubli ! » dans le poème Puisque j'ai mis ma lèvre... (l'oubli est l'antithèse de l'amour).
Assonance : répétition de sons voyelles.
Ex : « Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ? »
P. Verlaine, Romances sans paroles, 1874.
Chiasme : figure stylistique de disposition de quatre éléments, dans une séquence textuelle, selon le schéma ABBA.
Ex : « Et l’on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens
Mais dans l’œil du vieillard on voit de la lumière. » Hugo
Il était très riche en défauts, en qualités très pauvre.
Comparaison : figure d’analogie rapprochant deux réalités autour d’un signe grammatical (comme, pareil à…).
Ex : La lune [comparé] est comme [comparatif] une faucille d'or [comparant].
Gradation : succession de mots classés par ordre croissant ou décroissant de longueur ou d’intensité.
Ex : Va, cours, vole, et nous venge. (P. Corneille)
Hyperbole : figure d’amplification ou d’exagération.
Ex : Le marché du siècle.
Verser un torrent de larmes.
Litote : expression retenue qui suggère beaucoup plus qu’elle ne dit.
Ex : « Va je ne te hais point ! ».
Métaphore : comparaison sans terme comparant.
Ex. : « Ma soif est un esclave nu... » Paul Valéry : terme comparé = " ma soif", terme comparant = " un esclave nu ".
Métaphore filée : répétition ou développement d’éléments liés à une même métaphore initiale.
Métonymie : figure de désignation d’une réalité au moyen d’une autre qui lui est proche.
Ex : dans « Paris s’éveille » le nom de la ville désigne ses habitants.
Oxymore : alliance métaphorique de termes contradictoires.
Ex : « cette obscure clarté qui tombe des étoiles » Corneille
« le Soleil noir de la Mélancolie » Nerval ; Nous parlons en silence
D'une jeunesse vieille. (J. Brel)
Périphrase : elle remplace un mot par une expression équivalente mais qui évite de nommer directement une chose, un être ou une notion.
Ex : le XVIIIe = le siècle des Lumières
Personnification : figure de style consistant à faire d’une idée abstraite ou d’un être inanimé un être réel.
Ex : « Les arbres sur ma route fuyaient » Nerval.
Prétérition : figure de style consistant à feindre de ne pas vouloir parler de quelque chose tout en en parlant.
Ex : « Je pourrais faire remarquer que (Mme la duchesse) connaissait si bien la beauté des ouvrages de l'esprit... mais pourquoi m'étendre? » Bossuet
« Je ne parlerai pas de l'ouvrier qui pleure
La perte de ses doigts morts au champ du labeur
De la jeune fille fanée avant d'avoir aimé
Je n'en parlerai pas
Il vaut mieux glorifier le chat de la voisine. »
(Y. Montand)
Prosopopée : procédé par lequel un orateur ou un écrivain prête des sentiments ou la parole à des êtres inanimés, morts ou absents.
Ex : Je suis la pipe d'un auteur ;/ On voit, à contempler ma mine,/ D'Abyssinienne ou de Cafrine,/ Que mon maître est un grand fumeur. (Baudelaire)
Synecdoque : forme de métonymie jouant sur la relation entre la partie et le tout.
Ex : « une fine lame » pour désigner un bon escrimeur.
Voir quizz ici: 

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